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A Montpellier le slam décoiffe le Printemps des Poetes Une poésie urbaine pour tous Le slam, de l’anglais ‘ claquer’ , le slam ne se récite pas. Une scene, un micro et les mots sont lancés, jetés, libérés. Le slam n’est pas un genre musical c’est d’abord une forme de poésie. Une poésie urbaine servie par des troubadours modernes venus de tous horizons. Apparu en France il y a une dizaine d’années, le slam s’installe aujourd’hui dans la poésie contemporaine. De ce fait, sa premiere participation cette année au Printemps des Poetes est largement méritée. Micro ouvert, une session slam se déroule le plus souvent dans des cafés, bars ou autres lieux (dont la rue). A Montpellier, le collectif Lâche les Mots ouvre depuis cinq ans pour la démocratisation de la poésie. Chantal Enocq, slameuse confirmée, anime chaque deuxieme mardi du mois au bar La Pleine Lune une scene ouverte ; « le micro est ouvert a tous, tout le monde peut s’inscrire, la mixité des slameurs et la diversité des textes font qu’on ne sait jamais quelle soirée on va passer ». Titulaire d’un diplôme universitaire d’animatrice d’écriture, elle présente la soirée et veille au respect des trois regles d’or de la session : ni accessoires, ni déguisements ne sont tolérés sur scene, pas plus de trois minutes chacun, enfin le slameur doit etre l’auteur de son texte. Parce que l’orateur est d’abord un ecrivain-poete, de la solitude de l’écritude d’un texte a sa déclamation en public, le mot devient physique, le phrasé se nourrir d’une force corporelle ; « Faire vibrer un poeme a travers un micro, explique Chantal, passe par une nécessaire affirmation de soi. Une scene populaire : A la différence du slam de Paris et sa banlieue avec ses battles le slam du Sud est axé sur l’écoute, le partage, affirmant que la compétition est l’antithese de la poésie, une éthique qui est prônée par Lâche les Mots . Souvent contestataire ou revendicatif, le slam rend la poésie populaire .
Ysis PERCQ MIDI LIBRE le 2 mars 207

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